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J'aurais aimé échouer plus tôt
Les choix “safe” ne rendent pas heureux
On fait souvent des choix prudents pour éviter la honte, l’échec, le ridicule.
Et sur le moment… ça rassure.
Le souci, c’est que les choix “safe” laissent rarement une trace.
On s’en souvient peu.
Et surtout : ils ne construisent pas grand-chose.
Parce qu’on n’apprend pas vraiment tant qu’on ne se met pas en difficulté.
Le vrai problème des “bons conseils”
Beaucoup de conseils sont pertinents… quand on va déjà à peu près bien.
Mais quand on est épuisé, démoralisé, ou bloqué ils peuvent sembler inaccessibles, trop exigeants voire même culpabilisants. C'est difficile de donner de l'énergie pour aller mieux quand le problème c'est qu'on en a pas.
Le vrai enjeu n’est donc pas “Quel est le meilleur conseil ?”, mais plutôt :
“Qu’est-ce qui reste faisable quand il ne reste presque plus rien ?”
Ce que l’échec apporte vraiment
On connaît tous la phrase : “Pour réussir, il faut échouer.”
Deux principaux bénéfices à cela :
L’expérience : l’échec vous donne des infos précieuses sur ce qui marche, ce qui ne marche pas, et pourquoi.
La résilience : à force de survivre au malaise, à la honte, à la frustration… vous devenez solide face aux prochaines difficultés.
Vous survivez à votre échec et vous réalisez qu'il ne vous a pas tué. Ca rend plus courageux à l'avenir.
Le vrai danger : rester immobile
L’échec devient problématique seulement à un seul moment : quand vous ne redémarrez pas.
Dans la vraie vie, les regrets les plus fréquents ne viennent pas de ce qu’on a raté…
mais de ce qu’on n’a jamais osé tenter.
Un exercice simple : rater volontairement
Si vous avez peur de vous lancer, vous pouvez vous entraîner à l’échec de manière intelligente.
Cette semaine, choisissez un mini-truc à faire “mal” volontairement :
10 minutes de guitare en étant nul
Une vidéo imparfaite
Un dessin moche
Une phrase dite avec un peu trop d’honnêteté sans prendre les pincettes habituelles
Une tentative où l’objectif n’est pas de réussir, mais de tester
Le but, ce n’est pas d’être mauvais juste pour le fun.
C’est de développer une compétence vitale : être capable d’essayer sans vous figer.
Sentir au plus profond de vos trippes qu'il n'y a jamais rien de dangereux dans vos échecs. Au pire du pire, vous serez frustré, et vous allez vous en remettre. Mais surtout vous allez constater que vos compétences s'élèvent, votre humeur aussi, votre capacité à choisir de meilleures directions.
Vous ne serez plus alourdi par la peur d'échouer qui finalement souvent provoque le fait de rater.
Aller plus loin : passer à l’action malgré la peur
Dans la vidéo associée à cet article, je raconte pourquoi l’échec :
Construit la confiance en soi
Donne de l’espoir quand vous avez perdu la foi que les choses réussissent
Vous aide à avancer d’opportunité en opportunité, au lieu de rester bloqué à réfléchir pendant des mois
Regarder la vidéo : Comment ne plus avoir peur d'échouer
À retenir
Vous n’avez pas besoin d’être prêt·e pour commencer.
Vous avez besoin de rater assez de fois pour vous rendre compte que :
Vous survivez
Vous apprenez
Et vous progressez
Alors ce que je peux vous souhaitez de mieux c'est de rater le plus de choses possible le plus vite possible pour vite en arriver au point où ça ne vous fait plus peur.
Mais si les premiers pas sont difficiles, alors n'hésitez pas à prendre rendez-vous avec moi. Je pourrai vous aider à choisir et traverser les premières étapes pour vous libérer de ce fardeau.