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Vous passez peut-être à côté de votre vie en restant chez vous
« J’ai la flemme. »
C’est la phrase par laquelle quasiment tous mes plus beaux souvenirs ont commencé.
Avant chacune des plus belles rencontres, des plus beaux moments et des coïncidences absurdes et génialissimes de ma vie, il y a eu un moment où j’ai hésité à y aller.
Je me racontais que j’avais la flemme.
Mais en réalité, et peut-être que vous vous reconnaîtrez là-dedans, ce n’est pas forcément que j’avais la flemme.
C’est que j’avais peur.
Quand la flemme cache autre chose
Ça m'est souvent arrivé de refuser des invitations, d'annuler des sorties et de préférer rester tranquille chez moi à la place.
Parfois, c’était une forme d’anxiété sociale qui me faisait me demander :
« Ouh là là, qu’est-ce que les gens vont penser ? Est-ce que ça va bien se passer ? Est-ce que je vais me faire manger toute crue ? »
Parfois, j’avais l’impression que ce serait trop difficile pour moi et que je n’allais pas y arriver.
D’autres fois, j’avais l’impression que je n’aurais pas l’énergie, que j’allais m’emmerder et que j’aurais envie de rentrer.
À chaque fois, il y avait une histoire que je me racontais avec ma tête et qui me faisait conclure que je ferais mieux de rester tranquillement à la maison.
Seulement, l’expérience m’a prouvé que quasiment chaque fois que ce dilemme s’est présenté et que j’ai choisi : « J’ai peur, mais j’y vais », il s’est passé de très bonnes choses.
Vraiment, toute la partie joyeuse de ma vie est arrivée parce qu’il y a eu des risques de ce type qui ont été pris. Parce qu’à un moment donné, j’ai eu peur, mais j’y suis allée quand même.
Je n’ai aucun souvenir des fois où j’ai choisi de rester chez moi
Bien sûr, dans tout ce parcours, il y a forcément des galères que j’aurais pu éviter en restant chez moi.
Mais, en réalité, je n’ai aucun souvenir des moments où j’ai choisi de rester chez moi.
J’ai plein de souvenirs où je me suis dit :
« J’ai bien fait d’y aller. »
J’ai aussi des souvenirs très drôles où je me suis dit :
« J’aurais pu m’abstenir et ça se serait sans doute mieux passé. »
Mais je n’ai aucun souvenir de :
« J’ai choisi de ne pas y aller et c’était super. »
Parce que, lorsque je n’y suis pas allée, j’ai fait quoi ?
Je suis restée chez moi, j’ai mangé des M&M’s et j’ai geeké sur l’ordinateur.
Je peux seulement faire des hypothèses sur la manière dont j’ai occupé ce temps, parce que ce n’est pas du temps qui m’a marquée.
Sans doute que cela m’a détendue et reposée. Et tant mieux : c’est important de se reposer parfois.
Mais ce qui est sûr, c’est que ça ne m’a pas marquée.
Chercher des choses qui donnent du sens à votre vie
De plus en plus, je trouve important que nous soyons en quête de sens.
De choses qui nous font vibrer.
De choses qui nous donnent une histoire à raconter ou un souvenir fort.
De moments qui nous font nous dire que nous avons vraiment bien fait de nous lever le matin pour aller vivre ça.
Nous avons besoin de faire des choses qui nous font peur.
Des choses difficiles.
Des choses qui nous remuent, qui nous bougent et qui nous font dire :
« Mais c’est chaud, quand même ! »
Puis, derrière :
« Qu’est-ce que je suis content de l’avoir fait ! »
C’est la direction dans laquelle j’ai choisi d’orienter ma vie parce que je me rends compte, expérience après expérience, que c’est ce qui lui donne énormément de sens et ouvre les meilleures opportunités.
Quand vous avez peur, demandez-vous comment y aller
Maintenant, mon réflexe est profondément ancré.
Si je me dis :
« J’ai peur »,
la première chose que je dois faire, c’est me demander :
« Comment est-ce que je fais pour y aller ? »
Parce qu’a priori, c’est derrière le « j’ai peur » que se trouvent les bonnes réponses.
C’est là où il y a de l’enjeu. Là où c’est excitant.
Là où ça vaut la peine de créer des frissons, même si nous ne savons pas encore très bien s’il s’agit de frissons d’angoisse ou d’excitation.
C’est un peu le principe du trac. C’est là où nous nous sentons vivants.
Alors, s’il existe actuellement quelque chose que vous aimeriez faire, mais que vous avez peur de tenter, essayez de ne pas vous arrêter automatiquement à : « J’ai la flemme. »
Demandez-vous ce qui vous retient réellement.
Puis, au lieu de chercher toutes les raisons pour lesquelles il vaudrait mieux rester chez vous, demandez-vous : « De quoi aurais-je besoin pour réussir à y aller malgré ma peur ? »
Dans la vidéo associée à cet article, je vous raconte les expériences qui ont ancré ce réflexe dans ma vie.
Je vous explique aussi comment je fais lorsque la peur est trop forte pour y aller seule et pourquoi même les expériences qui ne se passent pas comme prévu peuvent finir par apporter quelque chose à votre vie.
Regarder la vidéo : J'ai failli rester chez moi... et rater les meilleurs moments de ma vie
Le moment où vous hésitez entre « j’y vais » et « je n’y vais pas » est le moment où il y a un enjeu.
Vous pouvez choisir de dire non à la vie chaque fois que vous avez peur.
Ou vous pouvez essayer d’apprendre à lui dire oui :
« J’ai peur, mais j’y vais. »