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Sortir de la solitude

Solitude et isolement : deux réalités très différentes

Quand on dit "je me sens seul", bien souvent on ne parle pas vraiment de solitude mais d'isolement.

Et derrière, il y a deux expériences complètement différentes !

On va voir dans cet article comment profiter de sa solitude sans souffrir de son isolement.

La solitude : être seul, sans se sentir abandonné

La solitude, c’est un fait : vous êtes seul(e) chez vous, dans une pièce, dans un moment.

Mais ça ne veut pas forcément dire que c’est douloureux.

Parce que dans la solitude, il y a une sécurité implicite : si j’ai besoin, je peux tendre la main.

Même si vous ne le faites pas, savoir que c’est possible change tout.

La solitude peut même être un besoin sain. Elle permet de se retrouver, de récupérer, de faire une activité tranquille, de respirer loin des interactions Elle peut être synonyme de calme et de plaisir.

A une seule condition : qu'elle soit choisie.

L’isolement : tendre la main… et ne rencontrer personne

L’isolement, c’est ce qui fait peur.

Ce n’est pas juste être seul physiquement : c’est avoir l’impression que si vous essayez, il n’y aura personne.

 

C’est ça qui rend certaines périodes (Noël, hiver, anniversaires) plus dures.

Pas parce que vous êtes seul un soir… mais parce que ça réveille l’idée que vous n’avez pas de place nulle part. Et cette sensation d'isolement peut être vraiment très douloureuse parce qu'on a besoin de sentir qu'on appartient à un groupe. Qu'on aime et qu'on est aimé et que ça fait une différence qu'on soit là ou pas.

Le vrai indicateur : “est-ce que je peux compter sur quelqu’un ?”

Une manière simple de repérer la différence :

 

Solitude : “je suis seul, mais je sais à qui je pourrais parler.”

Isolement : “je ne sais même pas à qui je pourrais parler… ou j’ai peur que personne ne réponde.”

Ce n’est pas une question de quantité d’amis, c’est une question de sécurité relationnelle.

Qu'il existe des options, peu importe le nombre.

Apaise l’isolement ce n’est pas vous raconter que "c'est pas si grave"

Quand on se sent isolé, on essaie souvent de se “raisonner” :

“Ça va, c’est dans ma tête.”

“Je devrais relativiser.”

“Je suis trop sensible.”

Le problème, c’est que ça marche peu.

Parce que l’isolement, ce n’est pas une idée : c’est un besoin social non nourri.

Dans la pratique, on ne “pense” pas l’isolement hors de soi. On le répare par du lien réel et répétable.
 

L’idée n’est pas d’être entouré tout le temps. L’idée est d’avoir un filet.

Un filet, c’est :

1 ou 2 personnes à qui vous pouvez écrire sans honte

Un endroit où vous êtes attendu(e) (même une fois par semaine)

Une routine qui recrée du lien automatiquement ("quand je fais ça, je croise telle et telle personne")

Parce qu’on ne sort pas durablement de l’isolement avec un “coup de motivation”.

On en sort en réduisant la charge mentale : le lien devient plus facile.

Un bon repère : l’effet que les gens ont sur vous

Quand vous élargissez votre cercle, vous n’avez pas besoin d’aimer tout le monde.

Vous avez surtout besoin d’apprendre à trier.

Une question très utile : Est-ce que je m’aime plus quand je suis avec cette personne ?

 

Si la réponse est oui, alors c’est un bon signe.

Si la réponse est non, alors ce n’est pas forcément “toxique”, mais ce n’est peut-être pas un bon pilier.

Pour aller plus loin :

Dans la vidéo, on va explorer tout ça avec un angle vivant (et un prétexte très sérieux : les Legos) :​

Regarder la vidéo : Comment ne plus se sentir seul

Et si vous n'osez pas faire les premiers pas pour sortir de votre isolement parce que vous ne trouvez pas le courage, ou bien que vous ne savez pas comment faire concrètement, alors n'hésitez pas à prendre rendez-vous avec moi. On va pouvoir regarder ensemble comment faire pour appliquer ces conseils à votre situation particulière et vous sortir de votre isolement avec bienveillance et sans aucun jugement.

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